jeudi 26 novembre 2020

Entretien avec le Système, propos recueillis par Winston Smith

 


Article paru dans le numéro Moins Deux d'Idiocratie  

(dossier consacré au système)


Je ne m'attendais pas à être accueilli de cette manière par le Système. A vrai dire, je ne m'attendais pas à être accueilli du tout. Des mois qu'à Idiocratie nous attendions une hypothétique réponse à notre demande d'entretien et la voilà qui arrive à la veille de Noël :

« Messieurs les idiots,

John-Claude Système, PDG du Système, aura le plaisir de vous accorder un entretien dans sa résidence privée, à Maubeuge, le 23 décembre 2019 à 8h30.

L'adresse vous sera précisée après que vous ayez confirmé votre disponibilité par retour de courriel.

Salutations systémiques,

JCS »

Évidemment on ne s'est pas battu chez les idiots pour se précipiter à un rendez-vous à Maubeuge à 8h30 en pleine grève des transports. On a plutôt tiré à la courte paille pour savoir qui aurait l'infortune de se lancer dans cette aventure une veille de Noël. C'est tombé sur moi et le 23 décembre 2019, après un voyage chaotique, je me trouvais à 8h40 devant l'adresse indiquée, fourbu mais fier, un peu surpris tout de même de me trouver devant la porte d'entrée d'un sinistre petit pavillon de banlieue. Ce n'était pas tout à fait l'idée que je me faisais de la retraite du maître du Système. Je m'attendais plus au bunker sous la maison blanche ou à une station spatiale en orbite. J'étais un peu déçu et je le fus plus encore quand la porte s'ouvrit après un coup de sonnette sur un petit homme chauve au teint jaune, arborant une moustache tombante et un air terne.

Vous êtes en retard. Laisse tomber sèchement le petit homme par-dessus l’entrebâilleur.

La porte claque et se rouvre immédiatement sur une silhouette malingre surmontée d'une tête trop grande aux larges oreilles, un risible homoncule vêtu d'un pantalon en velours à grosses côtes et d'un pull sans manche à croisillons. La version anémiée de Philippe Martinez me tend la main :

John-Claude Système. Entrez je vous prie.

John-Claude Système me conduit jusqu'au salon où nous prenons place autour d'une large table en formica sur d'inconfortables chaises de cuisine. Je promène un regard ahuri sur les horloges qui tapissent tous les murs et les bibelots qui garnissent les meubles et croise le regard pétillant d'un canard en faïence posé un buffet normand. M. Système me rappelle à la réalité.

- J'ai fait du café mais comme vous avez dix minutes de retard, il a dû refroidir. Si vous voulez, j'ai de la Suze.

Je fais signe que le café ira très bien et Système verse une pisse de chat tiède dans une tasse poussiéreuse qu'il me tend en poussant vers moi un gros bol de cristal rempli de petits gâteaux. 

- Chacune de ses horloges indique l'heure d'une capitale différente dans le monde. Il y en a 195 en tout. Dans mon métier il faut de la précision et de la ponctualité, dit-il en me jetant un regard sévère. Tenez, prenez-donc un financier.

J'ai l'air toujours aussi éberlué et John-Claude Système me gratifie d'un ricanement méprisant.

- Vous vous attendiez à trouver quoi ? Un bellâtre en costume italien ? Une maîtresse-femme en talons aiguilles ? Désolé de vous décevoir, le Système est une très ancienne et très respectable institution qui n'admet pas ce genre de fantaisies de roman de gare aux postes de direction. Le Système est une administration efficace qui n'a pas besoin de génie du mal mais de fonctionnaires sans talent particulier hormis leur rigueur et le souci du travail bien fait.

 


Un peu douché par cette entrée en matière, j'oriente de manière peu originale la conversation sur les débuts du Système. John-Claude se rengorge et croise ses petites mains sur son estomac et son pull écossais sans manches.

- Oh, c'est de l'histoire ancienne évidemment. Notre Système était une petite affaire familiale tenue par un artisan mésopotamien qui a eu l'idée d'inventer le format horaire pour découper la journée en 24 heures. Après cela il a monté un commerce d'horloges et a fait fortune. Puis l'invention de l'écriture nous a permis d'élaborer les premiers registres comptables, on a commencé à parler de rendement, de productivité et, vous le voyez, l'idée a fait du chemin depuis.

Il conclut sa réponse d'un sourire éminemment satisfait et pioche un financier dans le bol en cristal.

- Mais cha, vous voyez, chétait le début, poursuit-il en constellant de miettes le revêtement en formica. Le vrai décollage, c'est l'avènement des chociétés hétéronomes. De l'Etat. Les Grecs ont fait beaucoup pour le Système mais tout ça était encore un peu confus à l'époque : demos, telos, dyké, nomos... Ca se confondait un peu, c'était pas encore bien clair. Heureusement les Romains, qui sont des gens sérieux, sont arrivés et ont vraiment mis sur pied l'Etat. Ca nous a beaucoup aidé. A partir de là, mes prédécesseurs ont affiné leur stratégie marketing et ont développé de nouveaux services, de nouvelles institutions. Le Système est devenu le cadre naturel des sociétés humaines, amélioré à chaque génération par des décideurs proposant de nouvelles réformes, toujours accomplies au nom du « peuple » ! Ahahahah ! Le « peuple » ! On peut faire gober n'importe quoi ! (il brandit un doigt vengeur et pioche un financier de l'autre main) N'IMPORTE QUOI au nom du peuple !

Un peu abasourdi par cette envolée lyrique, je le laisse mâcher son financier et lui demande comment les choses ont évolué depuis et comment il envisage l'avenir.

- Ah très bonne question ! S'exclame-t-il en recrachant une bordée de miettes sur la table. C'est qu'il s'en est passé des choses depuis ! Là où on a vraiment commencé à s'amuser c'est quand on a jeté les bases des premiers systèmes bancaires! Les Médicis, les Espagnols, les Hollandais, tous ont admirablement contribué à cette nouvelle étape de développement. Mais ça n'était encore rien à côté de l'étape décisive (le Système se redresse, solaire) : l'avènement du système technique ! L'industrialisation ! Et l'informatique ! La génétique ! Tout est devenu beaucoup trop complexe pour que ceux qui vivent dans le Système puissent prétendre s'en passer. C'est trop tard maintenant, le monde dans son ensemble n'est plus formé que des rouages du Système !

 


 

Je bafouille, décontenancé, mal à l'aise, sentant monter en moi une colère sourde. Et les gens qui s'opposent à cela ? Et les révolutions ? Ca se renverse un système non ?

John-Claude Système se renverse dans sa chaise en éclatant de rire.

- Des révolutions ? Mais vous rigolez mon vieux ? Elles ne servent qu'à améliorer le système, à le rendre plus parfait, à améliorer son emprise sur le monde. Vous connaissez l'étymologie du mot 'système' ? Systema. « Assemblage » en grec. Rien de plus. Une vaste combinaison d'éléments organisés en une structure qui s'assemble et se désassemble perpétuellement au fil de l'histoire et des révolutions pour devenir à chaque fois plus vaste et plus efficace. Regardez la révolution russe, à quoi croyez-vous qu'elle ait abouti hormis le remplacement d'une bureaucratie par une autre ? Le kormlenié et les tzari lioudi remplacés par les soviets et les apparatchiks, rien de plus ! Et la révolution française, c'est quoi sinon l'étape décisive de perfectionnement de ce que ce bon vieux Augustin Cochin appelait la « machine » ? Un vaste appareil administratif poursuivant de façon bien plus efficace l’œuvre centralisatrice  amorcée sous la monarchie. Tocqueville avait très bien vu ça : « Au-dessus des citoyens s'élève un pouvoir immense et tutélaire qui se charge seul d'assurer leurs jouissances et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. » Heureusement qu'on l'a neutralisé celui-là, il aurait découvert bien trop tôt le pot aux roses !

Je manque de m'étouffer. Quoi ??!! Le Système a fait buter Tocqueville ??!! John-Claude Système ricane à nouveau bruyamment.

- Qu'est-ce que vous croyez ? On ne pouvait pas le laisser continuer comme ça ! Il allait tout balancer. Tout ce qui se met en place, pièce par pièce, au nom de l'égalité ! Ah qu'est-ce que c'est pratique l'égalité quand même ! « L'égalité qui porte les faibles à vouloir attirer les forts à leur niveau, et qui réduit les hommes à préférer l'égalité dans la servitude à l'inégalité dans la liberté. » L'égalité et la recherche du confort, ce sont nos deux principaux fonds de commerce depuis 10000 ans ! « La crainte du désordre et l'amour du bien-être portent insensiblement les peuples démocratiques à augmenter les attributs du pouvoir central. » Non, heureusement qu'on l'a fait taire celui-là, il avait complètement deviné l'entourloupe : faites croire aux gens que l'égalité existe, offrez un peu plus de confort à certains pour les en persuader, pas assez aux autres pour les rendre envieux et vous avez un Système qui fonctionne comme une horloge suisse. Le ressentiment et l'envie c'est la seule chose qui fait marcher le Système mon bon monsieur ! Et quant à ceux qui prétendent incarner la révolte et la subversion et ont la bouche pleine de justice et d'égalité, on les laisse s'agiter dans leur bocal révolutionnaire. Ils font marcher la boutique après tout et puis ils ne pensent au fond d'eux-mêmes qu'à s'emparer des places qui se libéreront quand le prochain plan social aura eu lieu, assainissant le système à l'occasion de quelques nouveaux soubresauts révolutionnaires. Mais...

John-Claude se penche en avant, les yeux brillants, comme pour me faire une confidence.

- ...Mais ça, ça n'est rien encore avec ce que nous promet la société des algorithmes. Des algos partout ! De l'Intelligence Artificielle ! L'automatisation des tâches ! Il y en a un autre qui a très bien vu arriver ça. John Cunningham Lilly. Une espèce d'informaticien hippie, un copain de Timothy Leary et Allen Ginsberg, camé jusqu'aux yeux, qui a essayé dans les années 1970 de prévenir le président américain Gerald Ford que l'humanité était sur le point d'accoucher d'une entité technique malveillante, la somme des avancées technologiques qui mettrait fin à l'espèce humaine pour prendre sa place. SSE ! Solid State Entity ! Ah ils ont bien rigolé à la Maison Blanche ce jour-là ! Mais en attendant, c'est nous qui rigolons bien chez Système. La machine apprenante, l'humain amélioré et l'enfant à la carte ! C'est parfait, tout simplement parfait ! Quand l'humanité sera parvenue à réduire complètement la « fracture numérique » et à se transformer en un agrégat d'algorithmes, de clones et de mères porteuses en batterie, tout ça au nom de l'égalité et du confort en tout et pour tous, alors là, oui, le système sera omnipotent, omniscient et indestructible, le Sytème sera...

 


Sa plaidoirie démente est coupée net par le choc du lourd bol en cristal s'écrasant sur son crâne. Les financiers volent en tous sens et John-Claude Système s'affaisse sur le carrelage, dans une mare de sang. Avant de rendre l'âme, il crache quelques dents et ricane une dernière fois : « Et vous croyez vraiment que ça va servir à quelque chose ? »

Paniqué, le bol en cristal maculé de sang à la main, je fixe, hagard, le cadavre de John-Claude. Qu'ai-je fait ? Je viens d'assassiner sauvagement le Système ! On va m'arrêter, me torturer, m'exécuter sans doute. On... On sonne à la porte. La police, déjà ?! Deuxième coup de sonnette, plus long, plus insistant encore. Troisième coup. Quatrième. N'en pouvant plus, je laisse tomber le bol qui achève de se fracasser sur le carrelage et me précipite vers la porte que j'ouvre à la volée, résigné à finir en martyr du Système. Ou en héros peut-être ?

Sur le seuil se tient un petit homme maigre, tout en favoris et en barbiche, une ridicule visière de comptable vissée sur le crâne, engoncé dans un horrible petit costume étriqué. Il tient dans ses mains un bol en cristal rempli de pâtisseries qu'il me tend.

« Bonjour cher monsieur, Jean-Kévin Système pour vous servir. Nous avions rendez-vous, je crois, pour un entretien. Prenez donc un financier. »



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mercredi 11 novembre 2020

Braises anarchiques 07

 



« Un coin dans notre vie

pour creuser

en forcené

le trou par où aller

au néant étoilé ».

  



 


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mercredi 4 novembre 2020

COVID-19 : LA SOLUTION

 


 

L’épidémie de Covid19 nous place face à une équation simple à lire mais difficile à résoudre. Le méchant virus n’est pas si mortel : sur 44 millions de cas dans le monde, 30 millions de personnes ont été guéries et 1,17 million sont mortes. Ce qui nous donne un taux de mortalité planétaire de 0,5 %. Par rapport aux durs à cuirs que sont le choléra (50 % de mortalité sans traitement, mais moins de 1 % avec un bon suivi hospitalier), la peste pulmonaire (30 à 60 % des personnes infectées meurent avec ou sans traitement) ou Ebola (50 % de mortalité), le Covid19 est un petit garçon facétieux qui laisse traîner ses legos partout dans la maison. Mais marcher sur un lego pieds nus, on en conviendra tous, ça fait très mal. Le petit garçon Covid19 est juste un peu collant et conserve une certaine capacité de nuisance. Comme il est très contagieux, rend quand même les gens malades comme des chiens dans la plupart des cas – avec quelques surprises à la clé comme l’encéphalopathie avec psychose et autres joyeusetés neurologiques – et qu’il tue beaucoup plus largement les vieux dans un pays qui compte 20 % de plus de 65 ans, le Covid19[1] constitue un tueur parfait au moins pour notre système de santé. 

C’est une réalité, c’est un fait, et si vous persistez à y voir un fantasme, je vous conseille vivement de retourner étudier le célèbre graphique de la transition démographique pour bien comprendre que, dans le processus de vieillissement avancé dans lequel se trouve la population française, le système de santé est sous pression depuis belle lurette. "Le lit est l'endroit le plus dangereux du monde : 99 % des gens y meurent", disait Mark Twain. Le père de Tom Sawyer voulait encore parler à l’époque du lit familial. Mais depuis plus d’un demi-siècle, les gens ne meurent plus chez eux mais en majorité à l’hôpital. Les accidents cardiovasculaires font 150 000 morts en France chaque année (400 morts par jour en 2017, ce chiffre augmentant régulièrement) et 4 millions de personnes sont suivies dans notre beau pays chaque année pour ce type de pathologie qui reste toutefois la deuxième cause de mortalité derrière le cancer. Il ne faut donc pas être Einstein pour comprendre comment le méchant petit Covid, sans rouler des mécaniques autant que ce frimeur d’Ebola, devient le grain de sable qui peut enrayer la mécanique déjà bien usée du système de santé que le monde ne nous envie pas tant que ça mais un peu quand même (allez vous faire soigner aux Etats-Unis, au Pakistan, au Maroc ou en Grande-Bretagne et vous serez peut-être saisi d’un certain mal du pays au moment de crever comme une merde dans un couloir bondé des urgences de Lahore ou de Chicago). Ce qui nous amène tout droit au propos central de ce billet, c’est-à-dire : LA SOLUTION.

Elle est très simple. Idiocratie vous la livre en avant-première, en distanciel et en exclusivité mondiale. Que vous soyez président de la République et dépassé par les événements ou simple citoyen en train de vider les rayonnages de PQ au supermarché, nous vous conseillons de bien prêter attention aux lignes qui vont suivre car nous allons vous révéler un secret qui garantit la fin de la crise du Covid19, la prospérité économique et le retour garanti de l’être aimé qui reviendra galoper derrière vous comme un petit chien.

A l’issue du premier confinement et en vue du second, quelques audacieux se sont hasardés à proposer de confiner les plus âgés pendant quelques semaines afin de les protéger, puisque ce sont eux les plus vulnérables, ce qui éviterait de sacrifier l’avenir de toute la jeunesse en fermant les écoles, les lycées et les universités et de mettre sous cloche la vie économique pour protéger à tout prix une insupportable génération de boomers égoïstes. La réaction ne s’est pas fait attendre et, à l’antenne de France Info, le président de la Confédération Française des Boomers... pardon, des retraités, a fait savoir que du côté de nos seniors, on voyait ça d’un très mauvais œil et qu’on dénonçait même une discrimination évidente et insupportable. Bien. Citons aussi le cas des défenseurs des libertés de tous les âges, qui ne voient derrière les masques et les gestes barrières que l’ombre du totalitarisme et la mainmise insupportable de l’État sur les vies privées et ne sont pas loin de penser qu’à côté de la France en plein délire sanitaire la Biélorussie est un paradis libertaire. Passons sur les prophètes qui voient derrière la crise le complot de l’État profond mondial ou des hommes-crabes et trouvent que Michel Onfray est décidément un type génial et venons-en à la mise en œuvre de LA SOLUTION. 

La voici : vous trouverez, cher lecteur, en annexe de ce billet, une attestation à imprimer, à remplir et à envoyer à l’adresse suivante :

Ministère des Solidarités et de la Santé 14, avenue Duquesne 75350 PARIS 07

 

 

Dûment complétée, elle vous garantira le droit de ne plus porter de masque, de ne plus vous laver les mains toutes les 2 minutes en-entrant-dans-le-métro-en-sortant-du-métro-en-entrant-dans-le-rer-en-sortant-du-rer-en-entrant-dans-le-bus-en-sortant-du-bus, elle garantit votre droit à n’être jamais confiné, à faire la teuf partout et tout le temps, quand vous voulez à cinquante dans un appart de 15m2 si vous voulez, à serrer la main du collègue, à embrasser goulûment les joues des petits enfants, à claquer la bise et les fesses à qui vous voulez. En échange de cela, vous vous engagez juste à ne pas être prioritairement admis en réanimation si vous chopez le sale truc un jour, à vous soigner avec de la tisane et de la gelée royale, à crever chez vous mais libre si jamais ça se corse et, bien sûr, dans ce dernier cas, à ne plus la ramener.

Voyons les choses en face, StopCovid n’a pas marché, TousContreLeCovid (mais sérieusement ils fument quoi dans les services de com’ de l’Elysée?) sera un fiasco et le prochain déconfinement durera au mieux trois semaines. Mais si vous êtes assez nombreux à agir en vrais citoyens libres et à signer notre Attestation d’Autogestion Médicale Idiocratique (AAMI), cela devrait suffire à soulager largement les services de réanimation, à faire en sorte que le Conseil Scientifique cesse de nous pourrir la vie et même à virer Jean-François Delfraissy à coups de pieds au cul pour qu’on recommence à vivre enfin tranquilles. Alors si vous êtes prêts à tout pour qu’on ne vous empêche pas de jouir sans entrave ou que vous êtes un compagnon de la liberté, signez ! Signez nombreux ! Avec un peu de chance, on observera dans les prochaines années un spectaculaire renversement de la courbe démographique et notre pays renaîtra jeune et beau comme notre président, enfin débarrassé de tous les poids morts qui l’entravaient jusque-là sur la route du progrès, vers l’infini et au-delà !

 


Comme quoi ce n’était pas si compliqué de trouver la solution. N’oubliez pas : si vous avez la moindre question, Idiocratie a toujours la réponse.  

 

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https://www.helloasso.com/associations/idiocratie/paiements/idiocratie-numero-moins-deux

 



[1]     Je suis désolé pour l’Académie française et ses explications fumeuses (http://www.academie-francaise.fr/le-covid-19-ou-la-covid-19) mais on dit UN virus. Il faudrait examiner à quel point les errements des académiciens participent d’un puissant processus de déréalisation mais ce n’est pas le sujet.